Les métiers du numérique

Digital Skills and Jobs Coalition : le projet européen arrive en France, l'association Pasc@line fière d'en être !

Digital Skills and Jobs Coalition : le projet européen arrive en France, l'association Pasc@line fière d'en être !  

 

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Le delta a été chiffré : 900 000 professionnels du numérique manqueront en Europe à l’horizon 2020. Lancé par la Commission européenne en décembre 2016, le projet Digital Skills and Jobs Coalition veut trouver des réponses à ce défi historique. L'association Pasc@line est fière d'agir au sein de la déclinaison française du projet, portée par le MEDEF et de co-piloter, avec la Grande École du Numérique, le groupe en charge de réfléchir aux vecteurs d'une "meilleure formation pour les professionnels du numérique".

Au cœur du sujet : comment amener plus de jeunes vers ces métiers, développer les compétences en adéquation avec l'évolution du secteur, aller vers plus de mixité...

Seront présents dans le groupe : directeurs d'écoles, enseignants, DSI, professionnels de l’IT, DRH, ... 

 

Brigitte Plateau, présidente de l’association Pasc@line s'en réjouit : « Cette mission, au cœur de notre vocation, nous honore. Nos membres - écoles, universités et entreprises du numérique - travaillaient déjà à des recommandations sur la prise en compte de nouvelles compétences : améliorer la visibilité et renforcer les modules traitant de l’Intelligence Artificielle ou de la sécurité (en intégrant mieux, par exemple, la notion de Blockchain). Ils se penchent aussi en ce moment sur l’évolution des modalités de formation, la redéfinition de l’organisation des parcours d’alternance ou du diplôme de Bachelor. Nous souhaitons contribuer à ouvrir le secteur à de nouveaux publics, l’amener vers plus de mixité également.

Nous sommes très heureux de pouvoir y participer aux côtés de nos partenaires et amis de la Grande École du Numérique ! »

 

À suivre !

 

Pour lire le communiqué, c'est ICI.

Le site de la coalition numérique en France, c'est LÀ !

 

À découvrir aussi : le dépliant de présentation de la Coalition Numérique

&

le communiqué général de la Coalition Numérique

 

Depliant Coalition Numerique depliant CN 2

 

 

 
Mis à jour le 29/09/2017
#UniversNum #ProsduNum : Christelle, cheffe de projets service R&D, ma formation d'ingénieure m'a lancée !

#UniversNum #ProsduNum : Christelle, cheffe de projets service R&D, ma formation d'ingénieure m'a lancée !  

 

“Ma formation d’ingénieure m’a lancée, aujourd’hui, je continue à monter en compétences ! “ - Christelle, cheffe de projets service R&D chez ip-label à la Garenne-Colombes

 

Lorsque j’approche de chez ip-label où je vais rencontrer Meriem (voir reportage) et Christelle, 42 ans, cheffe de projets au service R&D, je suis accueillie par les cris de joie des enfants dans une cour de récréation toute proche. De bonne augure ! Dans les locaux, des trophées sont présentés, attestant de la confiance des partenaires. Des photos montrent aussi l’équipe en mode explorateurs, l’air réjoui, sac au dos dans les rues de Paris ! Christelle vient me chercher à l’entrée : « je crois que c’est pour moi ». Elle va droit au but, claire et directe.
En 2017, l'association Pasc@line initie, avec l'aide de ses écoles et entreprises membres et de ses partenaires, une "collection" de portraits intitulée "UNIVERS NUM".
Étudiants, professionnels, enseignants, acteurs de l'Éducation numérique : autant de rencontres à venir pour découvrir, de manière très vivante, les différents aspects et évolutions de ce secteur.

 

Liens utiles : Visionner la vidéo / Télécharger le reportage en version pdf

Retrouvez aussi tous les reportages UNIVERS NUM

 

UNIVERS NUM - #ProsduNum #4

Christelle, cheffe de projets service R&D chez ip-label à la Garenne-Colombes

"Ma formation d’ingénieure m’a lancée, aujourd’hui, je continue à monter en compétences !"

Voir la vidéo :

 

QUEL EST TON PARCOURS ?

Une formation d’ingénieure, qui permet de s’adapter

« En terminale, on vous demande de trouver ce que vous voulez faire. C’est le moment où vous vous interrogez sur ce que vous préférez au lycée. Moi c’était la bio. J’aimais bien, c’était plus concret que les maths. On obtenait un résultat palpable. Je partais donc pour des études scientifiques. » Christelle fait un BTS puis une école d’ingénieurs en génie biologique. Ne trouve pas de travail. « C’est là que je me suis aperçue que la formation d’ingénieurs préparait vraiment à un métier : vous apprenez à raisonner, à appréhender les choses, une certaine curiosité qui permet de s’adapter. » Son cursus couvrait de l’industrie alimentaire à la recherche médicale. Côté positif : un champ d’apprentissage très large, de la manipulation, de la technique. En biologie, on utilise aussi les outils informatiques pour analyser. « Il y avait aussi un tronc commun où l’on faisait de l’informatique, des maths ou de la physique de manière plus poussée. » Elle suit une formation complémentaire de développeur. « Juste après, j’ai trouvé un premier emploi chez un éditeur de logiciels de bureautique. »

 

Du premier poste à celui de cheffe de projets : diversité des missions, toujours
« Ce qui m’a plu tout de suite, c’est que je touchais à tout. Au début, j’ai surtout approfondi le développement. Puis j’ai goûté au contact avec le client, on faisait du support, de la formation, la documentation... J’aimais bien aussi bouger, faire des installations chez les clients. »

Lorsque l’entreprise subit les répercussions de la crise, Christelle ne met que trois mois à trouver un nouvel emploi, on lui propose un à deux entretiens par jour ! « C’est ainsi que je suis arrivée chez ip-label, dans un domaine nouveau puisqu’il s’agissait d’un éditeur de logiciel spécialiste de la mesure de la qualité d’expérience utilisateur. J’ai eu un bon feeling. Ils m’ont recrutée comme développeur et deux mois après, j’étais cheffe de projets. J’avais 3 ans d’expérience, c’était il y a... 14 ans ! On a toujours une petite appréhension, on se demande si on va savoir faire. »

« Mais je m’entendais bien avec le directeur technique et ça l’intéressait aussi de faire évoluer les gens. De toute façon, on peut être amené à mettre en pratique des choses qu’on ne voit pas toujours à l’école. J’ai appris et j’apprends toujours, soit par moi-même soit par l’intermédiaire des autres ! »

 

ESPRIT_EQUIPE

TON MÉTIER ?
Polyvalence et apprentissage des langages de programmation
« Je suis cheffe de projets au service R&D. C’est un titre qui peut correspondre à des réalités très variées selon les personnes et les entreprises. Dans une SSII*, je serais plutôt associée à un projet en particulier, défini dans le temps, et travaillerais chez un client. Soit une mission assez différente de celle que j’exerce au quotidien chez ip-label, où j’accompagne l’évolution de produits (nos logiciels). Ici, on mesure la qualité d’expérience perçue de tous les services numériques (applications web, métiers, mobiles, sites web, téléphonie, voix...). Comment ça marche ? Nos technologies, des robots, simulent des parcours utilisateurs pour analyser la performance des applications et contribuer à l’optimiser. Sur un site marchand par exemple : arrivez-vous de manière satisfaisante à finaliser votre achat ? Tous les secteurs d’activité sont concernés. Je suis rentrée en tant que développeuse C++, un langage qui est utilisé pour nos robots de mesure. Aujourd’hui, je m’occupe plus de la restitution des données, d’autres domaines de programmation, je travaille souvent en PHP. Mon rôle actuel de Cheffe de projets comprend beaucoup moins de développement même si j’aime et dois être capable de mettre le nez dedans, voire de remplacer un collègue absent : je vais plus souvent travailler sur de l’existant et chercher à l’améliorer plutôt que de partir de la feuille blanche. Je gère les projets mais j’encadre égale- ment, je supervise ».

Au quotidien, pas de grosse routine. En ce moment par exemple, Christelle travaille sur la création d’un tableau de bord pour un client. Elle utilise le nouvel outil de BI* (Business intelligence) d’ip-label. « Je dois récupérer des données, les formater de manière à ce qu’elles soient graphiquement compréhensibles. Pour le client c’était une évidence. Mais techniquement il y a du travail. Il faut faire en sorte que les données s’affichent correctement : j’utilise les langages de programmation PHP, SQL, un peu de Shell, du Perl. il y a quelques temps, je me suis amusée avec du « Python » : les développeurs aiment bien. »

 

Christelle cheffe projets RetD

 

(Auto)Formation continue et travail d’équipe

Pour ce projet, Christelle travaille et se forme en même temps. Elle monte aussi en compétences. « C’est sympa d’avoir des périodes où l’on peut rester sur des sujets qu’on maîtrise bien, qui sécurisent. Mais il est nécessaire d’apprendre de nouvelles choses, de continuer à progresser : c’est l’avantage de ces métiers techniques. » Pourtant la formation continue ne s’arrête pas à la technique : là un nouvel outil de BI, ici, un outil gestion de projets en mode agile*. « Avec cette technique d’animation d’équipe collaborative on met les développeurs au centre des décisions : il est plus facile pour eux d’anticiper et de signaler des difficultés qu’on n’aurait pas détectées tout de suite. » explique Christelle. « Je suis dans l’entreprise depuis longtemps : mon profil de cheffe de projets n’est pas classique : je suis en R&D mais les équipes d’exploitation et le service clients viennent aussi me voir parfois pour certains problèmes liés aux fonctionnalités, à l’infrastructure. « Je fais mon travail consciencieusement et je permets à mes clients d’offrir un meilleur service aux leurs. C’est satisfaisant ».

 

Méthode Kanban

Être femme dans l’informatique ?

« D’abord c’est un atout, auprès des clients comme des collègues. Je me suis rendu compte que nos interlocuteurs avaient tendance à plus mettre les formes, à maîtriser leur stress notamment, lorsqu’ils s’adressaient à une femme. Sinon, je ne vois pas de différence entre hommes et femmes. Certains services sont réputés plus « virils » que d’autres, c’est le cas du service exploitation par exemple. Mais deux solutions : soit la collègue qui arrive aime ce type d’ambiance, soit elle va contribuer à la faire évoluer. Dans les deux cas, cela se passe bien. Moi, j’ai toujours travaillé avec une majorité d’hommes. On est bien reçues et acceptées. Il ne faut pas en avoir peur ! Pour les hommes, rester entre eux, c’est un peu casse-pieds... et inversement ! »

 

LA ? BONUS : SI TU DEVAIS GUIDER DES JEUNES VERS CE MÉTIER ?

« L’informatique est partout, dans tout. C’est une porte ouverte à tous les secteurs. Il y a un métier pour chacun. Que l’on soit attiré par la partie internet, ou par le développement et la gestion de projets (mon domaine) ou encore la partie réseau : le service exploitation, c’est à dire, la mise en fonctionnement des machines, leur paramétrage pour que toutes communiquent bien, ici comme à des milliers de km. En IT (technologies de l’information), on va trouver des gens très discrets qui préfèrent rester sur leur poste et des gens qui vont aimer bouger et faire du câblage réseau. On peut facilement trouver une place qui convienne à sa personnalité. À des personnalités très différentes. Et évoluer avec le temps. On verra des profils plus techniques partir finalement vers l’avant-vente parce qu’ils ont la fibre commerciale. Au début, il y a toujours un bagage technique. Mais ensuite, inévitablement, les gens vont devoir apprendre au-delà de cette formation de base. C’est une chance. Le secteur n’est pas cloisonné, il permet de s’adapter ». 
Retrouvez la version pdf du reportage et n'hésitez pas à le diffuser !

 

En savoir +

www.ip-label.fr
www.assopascaline.fr
www.concepteursdavenirs.fr

 

Petit Lexique

*BI - Business Intelligence : techniques de traitement des données qui facilitent l’interprétation et donc la prise de décision des managers.

*Gestion de projets en mode agile : méthode de suivi de projets qui fonctionne par séquences de deux semaines (en moyenne), et permet à l’équipe de s’auto-évaluer régulièrement pour arriver plus précisément au but visé.

*SSII : Sociétés de services et d’ingénierie en informa- tique. Aussi appelées ESN (entreprises de services du numérique). Mettent à disposition de leurs clients des collabora- teurs experts pour développer un projet. 

 

Crédits :

Icônes page 1 et 2 : The Noun Project
Snake by V I S H A L / script by Creative Stall / type & PHP File by Por Suppasit / Kanban Board by tom 

 
Mis à jour le 30/06/2017
#UniversNum #ÉtudiantsduNum, Cécile, lauréate Excellencia et élève ingénieure du numérique : la cybersécurité pour servir son pays !

#UniversNum #ÉtudiantsduNum, Cécile, lauréate Excellencia et élève ingénieure du numérique : la cybersécurité pour servir son pays !  

 

​“Un jour je monterai mon projet. Ma vocation : la cybersécurité, pour protéger et servir mon pays”  - Cécile, en 3e année de formation ingénieur.e du numérique 

Ce qui frappe d’abord lorsqu’on parle avec Cécile, 21 ans, élève ingénieure du numérique à l’ESAIP Angers, c’est sa détermination. Et la mesure avec laquelle elle l’exprime pourtant. En écoutant cette lauréate 2016 du prix Excellencia*, on a le sentiment que les préjugés sur l’informatique et les femmes peuvent être balayés par la motivation et l’engagement, au pro t d’une société plus sûre et ouverte sur le monde... 

En 2017, l'association Pasc@line initie, avec l'aide de ses écoles et entreprises membres et de ses partenaires, une "collection" de portraits intitulée "UNIVERS NUM".
Étudiants, professionnels, enseignants, acteurs de l'Éducation numérique : autant de rencontres à venir pour découvrir, de manière très vivante, les différents aspects et évolutions de ce secteur.

 

Liens utiles : Télécharger le reportage en version pdf

 

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L'INFORMATIQUE OU L'AFFIRMATION D'UNE VOCATION

Un léger accent chantant le trahit : Cécile vient de Nîmes, dans le Sud de la France. Petite déjà elle sait que son métier sera en relation avec l’informatique. « Mon père ne travaillait pas dans ce domaine mais aimait réparer des ordinateurs. Il créait des logiciels, des jeux de mots croisés. » En première, Cécile s’inscrit en S, option SVT : elle s’est toujours intéressée à la médecine et à la biologie sans pour autant imaginer son futur dans cette branche. Parallèlement, elle se renseigne sur internet, va sur des salons : « j’ai vu différentes écoles et étudiants en informatique. Je me retrouvais dans ce qu’ils racontaient, ce qu’ils vivaient en cours me parlait. Ils étaient épanouis. »

En terminale, elle prend l’option ISN* (Sciences du numérique). Et affine sa position : « je ferai toujours du développement, c’est une passion. Mais là, j’ai découvert que j’aimais beaucoup tout ce qui était réseaux et sécurité. L’idée de devoir lutter contre des menaces, corriger des systèmes pour mieux protéger me séduisait. » Ce qui retient son attention ? « À la fois l’adrénaline et le fait de se savoir utile, de voir directement les conséquences de son action, une manière de servir son pays ». Le bac en poche et malgré les encouragements de certains professeurs qui voudraient la voir faire une prépa, Cécile ne veut pas attendre. « J’avais vraiment envie de rentrer tout de suite dans le vif du sujet, dans la pratique. J’ai choisi un BTS en Systèmes numériques, option informatique et réseaux. » Le bonheur ! Son stage de deuxième année renforce ce qui est désormais une certitude : sa vocation est dans la cybersécurité. « Je me suis mise à chercher une école d’ingénieurs. » Avec une orientation très précise : « Je voulais apprendre à défendre par l’analyse de l’attaque et obtenir toutes les certifications nécessaires ».

 

À L'ÉCOLE D'INGÉNIEURS, APRÈS UN BTS

Premières découvertes et révisions

« Après mon BTS, je suis arrivée directement à l’ESAIP Angers en 3e année. » Les élèves viennent d’horizons différents. Certains n’ont encore jamais touché à l’informatique : durant le premier semestre, j’ai surtout révisé. En revanche, en maths, rien de compliqué en soi mais vraiment du nouveau pour moi ! ». À la fin du deuxième semestre, Cécile commence avec joie à découvrir de nouvelles façons de concevoir les réseaux et comment les protéger. Au programme, il y a aussi de la gestion de projets, de l’économie, du droit, des langues...

 

CONCRÈTEMENT, COMMENT FONCTIONNENT LES COURS ?

Le management, une vraie bonne surprise

Cécile expérimente les méthodes de cours inversés et une manière très ludique d’aborder l’anglais : « je n’ai jamais autant appris en si peu de temps ! » s’enthousiasme-t-elle. D’ailleurs, dans 4 jours, elle passe le TOEIC, un test reconnu à l’international qui certifie son niveau en anglais. Mais parmi ses cours préférés, il y a aussi le management, ce à quoi elle ne s’attendait pas du tout. « Notre prof est RH elle-même, elle a monté son entreprise dans le domaine de l’informatique. Elle part de son expérience et nous explique, par exemple, comment présenter un projet informatique aux non-spécialistes dans l’entreprise, les codes pour s’intégrer. Au début, je me voyais très spécialisée dans la technique et pas nécessairement piloter des projets. Ce cours m’a rassurée, m’a ouvert des perspectives ».

 

Un esprit de solidarité

« L’ambiance est très bonne, on se connaît presque tous, on s’entraide et les profs nous y encouragent. Récemment, c’était la période du rattrapage pour le premier semestre. On restait facilement jusqu’à 21h (heure de fermeture de l’école) pour accompagner ceux qui en avaient besoin. Sur Facebook, on a un groupe pour partager les questions importantes, les fichiers qui peuvent être utiles. En arrivant en école d’ingénieurs, j’avais peur de de la compétition, ce n’est pas du tout cela ! » L’école a différents clubs et le BDE (Bureau des élèves) propose beaucoup d’actions, soirées, animations sportives, conférences... 

 

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IMPLICATION, RÉSEAUX ET OUVERTURE AU MONDE !

Étudier et travailler à l’étranger pour explorer et apprendre à se débrouiller
En troisième année, les étudiants partent quelques mois à l’étranger. Cécile était à Vilnius, en Lituanie. « Suivre les cours d’informatique en anglais, s’habituer à un environnement culturel très différent, apprendre à se débrouiller quelle que soit la situation, c’est un vrai atout. J’ai eu la possibilité de voyager, de découvrir plein d’endroits : Estonie, Lettonie, Russie... C’est aussi une manière de dire qu’on est prêt, professionnellement,  aller voir ailleurs ce qu’il s’y passe. L’année prochaine je passerai les mois de février à juin dans un pays hispanophone. Pour moi, ce sera probablement en Espagne en raison de la spécialité que j’ai choisie, la cybersécurité. » 

Mais l’acclimatation à une culture différente s’applique aussi à l’univers du travail. Au moins l’un des trois stages que les étudiants doivent effectuer durant leurs études (un mois en 3e année, 2 mois en 4e année et 5 en dernière année) doit avoir lieu à l’étranger.

« Mon copain et moi partons pour Prague, un mois dans une start-up. Nous avons beaucoup cherché, envoyé une quarantaine de candidatures et avons quand même obtenu plusieurs réponses positives d’entreprises prêtes à nous accueillir tous les deux pour ce stage d’observation. Nous aurons sans doute l’occasion de faire un peu de développement, des améliorations et contribuerons à apporter un point de vue extérieur sur les projets en cours. »

 

Travailler son réseau et s’impliquer dans la société

L’école a deux spécialités majeures : Informatique et Prévention des risques - Environnement. Parfois les deux domaines sont associés lors des conférences organisées sur le campus : Objets connectés et économie circulaire, par exemple. Une dizaine de conférences a lieu chaque année : « elles sont ouvertes aux acteurs locaux, l’occasion de rencontrer des professionnels. Notre prof de management nous encourage beaucoup dans cette démarche. Nous devons aussi réaliser des interviews durant l’année pour expliquer un métier. » Cécile a également répondu présente lorsqu’on lui a proposé une action de volontariat dans le cadre du conseil de développement de la ville d’Angers. Il s’agissait de réaliser une enquête vidéo pour analyser le rapport des habitants et entrepreneurs avec le numérique. « Nous avons réalisé un micro-trottoir. Certaines personnes ne voulaient pas nous parler : elles avaient honte de ne rien connaître au numérique. Nous avons témoigné de leurs difficultés auprès du conseil. Les pro- fessionnels nous ont aussi détaillé les usages du numérique. Nous avons présenté notre travail devant les élus et acteurs locaux, une expérience passionnante ».

Cybersecu

 

ET DEMAIN ? 

« L’année prochaine, je commence ma spécialité en cybersécurité. je passerai une certification CEH, proposée par l’EC-Council, la plus réputée en ce domaine. Elle est comprise dans le prix de l’école. En 5e année, je passerai une deuxième certification, la CHFI investigation : j’apprendrai par exemple comment préserver des preuves dans un cas de crime informatique ! Plus tard, j’envisage de travailler dans des entreprises moyennes ou grandes. D’acquérir un peu d’expérience et, pourquoi pas, de créer ma propre entreprise. J’ai toujours eu cette idée mais l’école nous con rme encore dans cette voie. J’aime penser que j’aurai un jour mon propre projet, que je pourrai lui donner l’orientation que je veux. »

 

LA ? BONUS : QUE DIRAIS-TU À UNE JEUNE FEMME QUI ENVISAGERAIT DE SE PRÉSENTER AU TROPHÉE EXCELLENCIA ?logo_excellencia2014_vecto

En 2016, Cécile a été lauréate de ce trophée qui finance aujourd’hui ses études d’ingénieure. « C’est un avantage certain. J’envisage d’étudier et de travailler à l’étranger : cela entraîne des coûts d’hébergement, de déplacement. Ne pas avoir à payer l’école, c’est donc un souci majeur en moins, pour soi et pour les parents. Mais ce trophée est aussi un symbole. C’est quelque chose de fort. On a été récompensées, on se doit de s’engager à développer la mixité, d’en parler sur les salons, de montrer que nous ne vivons pas dans un monde de geeks. Sans compter l’atout que représente cette distinction sur un CV ! » 

Téléchargez aussi la version pdf du reportage ! Et n'hésitez pas à le diffuser

 

En savoir + :
www.esaip.org
www.assopascaline.fr
www.excellencia.org
www.concepteursdavenirs.com

 

 

Petit lexique

*ISN : «Informatique et sciences du numérique » - enseignement de spécialité (comme les maths, la physique et la SVT) proposé en classe de Terminale S.

*Excellencia : trophée qui aide les jeunes femmes à concrétiser leur projet professionnel en nançant leurs études en école d’ingénieurs dans une école partenaire. Candidatures 2017 : du 1/06 au 13/07. 

 

Crédits :

Photos : DR - Conseil de développement Angers / Icônes page 1 : The Noun Project - Video Camera by

Alex Muravev / cyber security by Chameleon Design 

 
Mis à jour le 22/06/2017

#UniversNum, retrouvez toute la série de témoignages de janvier à juin 2017 !  

En 2017, l'association Pasc@line a initié, avec l'aide de ses écoles et entreprises membres et de ses partenaires, une "collection" de portraits intitulée "UNIVERS NUM".

Étudiants, professionnels, enseignants, acteurs de l'Éducation numérique : autant de rencontres à venir pour découvrir, de manière très vivante, les différents aspects et évolutions de ce secteur.

Tous ces témoignages sont disponibles en version pdf ICI.

 

 

De juin à janvier, vous avez pu rencontrer :

 

#EDUCATIONNUM

Corinne-Proftechno

​Corinne,
professeure de technologie au collège,
en région parisienne :
“L’ordinateur en classe, une évidence certes, mais pour les élèves, un outil à apprivoiser” 

Pour lire son parcours, c’est ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

#ETUDIANTSDUNUM

Inès et Sofia, en prépa intégrée informatique et management à l’Esipe-Créteil :
“Tu travailles avec tes amis, vous réussissez ensemble et à la fin vous avez un bon boulot !” 

Pour lire leur parcours, c’est ICI 
Version longue de la vidéo (5 mn) disponible ICI.



 

 

Cecile-eleve-inge-numerique
Cécile,
lauréate Excellencia, en 3e année de formation Ingénieure du numérique à l’Esaip Angers :
“Un jour je monterai mon projet. Ma vocation : la cybersécurité, pour protéger et servir mon pays”

Pour lire son parcours, c’est ICI

 

 

 

 

 

 

 

#PROSDUNUM


Clément, développeur web chez SensioLabs à Clichy (près de Paris) :
“Au lycée, je n’étais pas une bête en maths mais après, ma passion pour l’informatique a payé !“

Pour lire son parcours, c’est ICI
 

 

Sophie, architecte d'applications chez SensioLabs à Clichy (près de Paris) :
“Je dessine les plans avec lesquels les développeurs web vont constuire vos maisons !“ 

Pour lire son parcours, c’est ICI
 

 

Meriem, cheffe de projets Base de données chez ip-label à la Garenne-Colombes :
“Je me suis toujours sentie à ma place et mon métier m’offre une vraie mobilité de carrière !“ 

Pour lire son parcours, c’est ICI
 

 

Christelle, cheffe de projets service R&D chez ip-label à la Garenne-Colombes :
Ma formation d’ingénieure m’a lancée, aujourd’hui, je continue à monter en compétences ! “ 

Pour lire son parcours, c'est ICI

 
Mis à jour le 03/07/2017
Blockchain : quelles compétences pour répondre aux enjeux de la transformation numérique ?

Blockchain : quelles compétences pour répondre aux enjeux de la transformation numérique ?  

 

Les bouleversements provoqués par l’arrivée de la technologie Blockchain pourraient être nombreux dans le notariat, la banque, l’assurance, la distribution d’énergie, la logistique, la santé, l'industrie du divertissement…

La direction générale du Trésor a même lancé, il y a peu, une consultation sur le sujet.

Blockchain
 

Mais quelles évolutions l’arrivée de cette technologie implique-t-elle dans l’enseignement, dans la formation ?
Quelles modifications dans la typologie des compétences demandées dans le secteur high-tech mais aussi dans les autres secteurs d’activité impactés ?

Peut-on parler d'émergence d'un nouveau métier ?
 

La commission e-compétences de l’association Pasc@line propose aujourd’hui son analyse et ses recommandations.

 

Communiqué du 3 avril 2017 en téléchargement ICI.

Note Blockchain et compétences en PJ et en téléchargement ICI.

Vidéo (extraits de la présentation réalisée durant l'AG de Pasc@line en mars 2017) : cliquez ICI.

 

Lire aussi l'interview des co-présidents de la commision e-Compétences (Alain Ayache - CFA MidiSup - et Frédéric Dufaux - Sopra Steria) proposée par le blog D2SI début juin.

 
Mis à jour le 03/07/2017

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