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#ÉtudiantsduNum - Inès et Sofia, en prépa intégrée informatique et management
 

En 2017, l'association Pasc@line initie, avec l'aide de ses écoles et entreprises membres et de ses partenaires, une "collection" de portraits intitulée "UNIVERS NUM".
Étudiants, professionnels, enseignants, acteurs de l'Éducation numérique : autant de rencontres à venir pour découvrir, de manière très vivante, les différents aspects et évolutions de ce secteur.


Liens clés : Intégralité du reportage / Vidéo version longue (5 mn) / Vidéo teasing (également ci-dessous).

 

UNIVERS NUM - #ÉtudiantsduNum #1 

Inès et Sofia, en prépa intégrée informatique et management (Esipe-Créteil)

“Tu travailles avec tes amis, vous réussissez ensemble et à la fin vous avez un bon boulot !” 


Premier épisode lundi 13 mars : Présentations ! (Vidéo teasing)
Deuxième épisode mardi 14 mars : Les cours ? La notation ?
Troisième épisode mercredi 15 mars : Quelle approche pédagogique ?
Quatrième épisode jeudi 16 mars : Entraide et ouverture vers le monde de l'entreprise
Cinquième épisode vendredi 17 mars : Et l'avenir ? 

 


En février, l’association Pasc@line était en reportage chez l’une de ses écoles membres, l’Esipe-Créteil, École supérieure d’ingénieurs de Paris-Est Créteil (Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne - UPEC).
À la rencontre d’Inès et Sofia, deux étudiantes en Cycle préparatoire informatique et management, une prépa intégrée vers le diplôme d’Ingénieur systèmes d’information.
Pourquoi rencontrer deux filles ? Cette année, la prépa en compte autant que de garçons, c’est tombé comme cela !
On m’avait prévenue : pas de risque de se perdre dans le petit bâtiment de deux étages qui accueille l’Esipe-Créteil. Devant l’entrée, des arbres et des bancs, quelques étudiants discutent tranquillement. Je retrouve Inès et Sofia dans le bureau du directeur qui nous prête l’espace le temps de notre échange. Sympa ! 

 

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LUNDI
RACONTEZ-MOI QUI VOUS ÊTES !

Inès et Sofia choisissent de répondre ensemble à mes questions. Nous le verrons après, c’est loin d’être un hasard.
Inès vient « du 91 », elle est l’aînée de deux petits frères et d’une petite sœur. Elle stresse souvent, pour elle « l’organisation, c’est important ! ». Avant l’Esipe-Créteil, elle a fait une année de prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre). Elle n’a pas accroché : « les matières étaient super intéressantes mais c’était beaucoup de théorie et j’aimais la pratique. Sans parler de la concurrence entre élèves ». 

Sofia quant à elle, vient de Créteil et directement du Bac. Elle vit avec sa mère et sa grande soeur qui fait du commerce. En arrivant dans le supérieur, elle s’attendait à regretter ses années lycées, l’ambiance, les amis. Sauf que... 

 

COMMENT ÊTES-VOUS ARRIVÉES À L'ESIPE-CRÉTEIL ?
Après le bac ou une prépa, une école à taille humaine 

« Je voulais être ingénieure, m’occuper aussi du côté marketing et management. Je voulais vraiment avoir un projet à mener du début à la fin » explique Inès. Quand elle décide de quitter la prépa, elle est un peu perdue. Reprendre des études de médecine : pas de doute, ça rassurerait ses parents qui connaissent : ils sont médecins.
Elle complète le dispositif APB mais : « rien de ce que j’ai rempli en procédure normale ne me convenait. J’ai attendu la procédure complémentaire. L’Esipe-Créteil faisait partie de mes choix. Monsieur Lépinard (responsable de la formation) a appelé chez mes parents, il a su me convaincre ». Sofia, quant à elle, cherchait un double diplôme, informatique et management. Elle trouvait le double cursus plus valorisant, plus ouvert et craignait aussi de se retrouver dans une « école de geeks ». « Quand j’ai vu cette école sur APB puis sur internet et enfin, quand je suis venue à l’entretien, j’ai été rassurée ».

Elle raconte aussi les entretiens, en mode collectif déjà, où elle a bien senti qu’il ne fallait pas être trop extravagant (sic) mais pas trop effacé non plus : « si on ne te voit pas, ça ne sert à rien ! ». Entre deux rires complices, elles m’avouent, encore étonnées : « on a de la chance d’être là. On est une trentaine, sur plus de 200 candidats. En plus à la fin, on a le diplôme d’ingénieur mais aussi le grade de Master ». 

 

MARDI

CONCRÈTEMENT, COMMENT FONCTIONNENT LES COURS ?

De la programmation aux cours de droit, un programme complet et varié, par blocs de 4 heures
Elles me répondent toutes les deux en vrac : il y a de la programmation d’abord, du langage du web, de la modélisation élémentaire des bases de données, de l’architecture des ordinateurs, de l’électronique, de la bureautique, du droit, de l’introduction au fonctionnement de l’entreprise... « Et puis des mathématiques bien sûr ! De l’algèbre, des statistiques... ».
Les cours sont organisés en blocs de 4 heures avec une pause de 15 à 20 mn au bout de deux heures et une pause entre 13 et 14h. « On a deux cours par jour maximum. Certains jours, on ne travaille pas le matin ou l’après-midi, ça permet de s’avancer » précise Inès. « Au lycée, deux heures, c’était long parfois. Je ne pensais pas tenir 4 heures mais on ne voit pas le temps passer » ajoute Sofia.
« On nous forme aussi à bien nous exprimer, en français et en anglais » complète Inès, « on nous apprend tellement de choses diverses qu’on est prêtes pour plein de situations, on sait parler informatique mais aussi sécurité de l’ordinateur ou location-gérance ! ».
Toutes les deux sont enthousiastes quand elles évoquent leur découverte en début d’année : « une page web, on se dit que c’est simple. Ce n’est pas le cas. Mais on a vite vu qu’on arrivait à en construire nous-même, à obtenir un résultat esthétique, avec des fonctionnalités efficaces et un beau design, c’est satisfaisant ». 

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PAS TROP STRESSÉES PAR LES NOTES ?

Contrôle continu et pas de concours = ...
moins de stress mais pas moins de travail !

Le contrôle continu
est la règle, il compte pour 1/3 des notes contre 2/3 pour les partiels. « Du coup, cela soulage un peu. Les exposés permettent aussi de compenser » explique Sofia. « Il faut avoir un bon niveau partout, on ne peut redoubler qu’une fois » ajoute Inès. Mais il n’y a pas de concours à la fin du cycle préparatoire. « Ca change tout » me disent les deux filles.
Inès avoue tout de même beaucoup aimer les notes (sic) : « il vaut mieux être fort dans une matière à fort coefficient non ? ». Quand Sofia me surprend du haut de ses 18 ans à peine : « j’essaie aussi de regarder les connaissances et les capacités qu’on acquiert. Même s’il y a une matière dans laquelle on est moins douée, on apprend, c’est ce qui m’importe ». 

MERCREDI

COMMENT DÉFINIRIEZ-VOUS LA MÉTHODE D’ENSEIGNEMENT DANS VOTRE ÉCOLE ?
Responsabilisation, créativité et dialogue au programme

« Ici, on nous responsabilise tout de suite, notamment en ce qui concerne les absences. Donc même si on est parfois un peu fatigués le matin, on est là à 9h. » explique Inès en souriant. Les élèves doivent être indépendants mais ne se sentent pas pour autant livrés à eux-mêmes. D’autant que les enseignants sont accessibles : « ils nous connaissent, on les connaît. On est contents d’assister à leur cours » me disent les deux étudiantes. « On nous donne beaucoup de projets à faire, on apprend en cherchant seuls, on s’enrichit entre nous aussi » ajoute Inès. « On a beaucoup de travail mais on nous soutient » confirme Sofia. L’interactivité, le dialogue sont réels. « On peut suggérer de nouvelles approches pédagogiques. On sait que cela va être étudié : une réunion sera organisée pour en parler ». Sofia et Inès apprécient aussi d’être poussées à trouver de nouvelles idées pour les présentations et exposés qu’elles doivent proposer à leurs camarades : « on est de plus en plus créatifs pour que les élèves en face de nous ne s’ennuient pas, on essaie de se renouveler. Par exemple, notre prochain exposé sur le RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) prendra la forme d’un plateau télé avec des échanges plus spontanés avec le public et diffusion d’un prézi ». 


JEUDI

Une bonne dynamique de groupe, un réseau 

Entraide et solidarité, esprit d’équipe sont la règle au sein de la classe. Tout s’est mis en place naturellement dès le premier cours. « Certains élèves devaient rejoindre l’école plus tard dans le mois, on s’est dit qu’il faudrait leur simplifier les choses ». Un groupe a immédiatement été créé sur WhatsApp avec des sous-groupes dédiés : « infos » pour toutes les questions que l’on se pose durant l’année (coefficients, cours à rattraper), « exposés » pour avancer à distance sur les présentations... « On s’encourage entre nous. Pendant les partiels, on a beaucoup révisé ensemble sur place. Il y a toujours une salle disponible pour nous. Chez toi, tout seul, tu peux perdre 4 heures à tourner en rond sur un sujet de mathématiques. Ici, les autres vont t’amener sur le bon chemin pour trouver toi-même » explique Inès. Sofia rebondit : « on est toujours en classe avec les mêmes personnes, on crée des affinités, on apprend aussi à accepter un point de vue différent pour s’améliorer ». 

Dans les locaux, les étudiantes croisent souvent leurs aînés, les troisièmes années qui ont intégré le cursus Ingénieur. Certains sont en apprentissage, un soutien potentiel pour trouver un stage plus tard ou, pourquoi pas, un emploi. 

Exemples projets

...et une ouverture sur le monde 

Inès et Sofia apprécient aussi les « Afterworks », des moments de rencontres et d’échanges organisés par les enseignants avec des intervenants extérieurs : « on a rencontré des dirigeants d’entreprises, des ingénieurs qui travaillent pour l’État tout comme une spécialiste de la culture chinoise. Même si c’est après le cours, on est heureux de rester : ça nous ouvre l’esprit ». Les étudiants peuvent également proposer des thèmes et interlocuteurs. 

VENDREDI

LE FUTUR VOUS LE VOYEZ COMMENT ?
Inès voudrait être Ingénieure d’affaires et Sofia, Développeuse d’applications mais manager une équipe la tenterait bien aussi ! En tout cas, aucun doute sur leur avenir : « je ne sais pas si j’aurai un patron ou si je serai patron mais je sais qu’on aura les connaissances pour avoir un bon travail à la fin de nos études. » affirme Sofia. 

    

LA ? BONUS : Que diriez-vous à un jeune qui voudrait suivre la même formation que vous ? 

« Qu’il ne regrettera pas ses années d’études. Que les profs sont sympas, qu’il travaillera avec ses amis et qu’ils réussiront ensemble » s’exclame Inès. « On est tous comme une famille, comme les Anges, vous voyez ? » Euh...non, je ne vois pas. « Mais si, les Anges de la télé-réalité ». Les filles se marrent. « Bon, parfois c’est aussi Koh-Lanta ». Bref. Une chose est certaine, j’ai en face de moi des étudiantes épanouies, confiantes, qui ont soif d’apprendre et de partager ! 

 

Téléchargez l'intégralité du reportage ici
Voir la vidéo version longue (5 mn)

 

En savoir + : http://esipe.u-pec.fr/ 
 

 

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